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LES ATELIERS D'ECRITURE

 

LES ATELIERS D'ÉCRITURE

 

Les ateliers d'écriture s'adressent à tous les publics, enfants et adultes.

Pour les plus jeunes, comme les petites sections de maternelles, l'atelier d'écriture se déroule à l'oral.
Alexis illustre les idées des enfants. C'est ensuite qu'il écrit les textes de l'histoire.
Pour les enfants d'école élémentaire et du collège, il rédige de façon individuelle ou en groupe.

L'atelier d'écriture a pour but de mettre l'enfant en situation d'auteur en abordant la création d'une histoire.
Ainsi, l'enfant regardera les autres livres avec un œil nouveau pouvant se comparer aux auteurs professionnels.
En comprenant les mécanismes de sa création, le livre devient un objet familier.
Suivant l'ambition du projet, certains de ces ateliers aboutissent à l'édition d'un livre,
que ce soit par la photocopieuse ou l'imprimerie.
L'intêret d'un atelier d'écriture est que l'enfant partage sa culture et celle de l'auteur intervenant.
L'apprenti auteur n'est pas «  lâché » tout seul face à sa feuille. Il doit y avoir un gros travail d'accompagnement
 et de mise en confiance.

Alexis a eu la chance de rencontrer des enfants et des adultes de tous âges en France et dans de nombreux pays,
au nord comme au sud.

 


 


 

 

LES GRAINES MAGIQUES

C’est l’histoire d’une famille qui habite un petit village du Sénégal dans une belle case entourée d’un jardin avec des poules.

Il y a le père : Abou, la mère : Memouna, et l’enfant : Koumi qui est un petit garçon de six ans.
La saison des pluies tarde à venir, les récoltes du papa sont très mauvaises, et le jardin est paresseux.
Quel ennui ! Il faut pourtant donner à manger aux siens et nourrir les animaux. Comment faire ?
-« Va donc voir le sorcier ! propose son épouse. »
Le papa va donc trouver le marabout et lui explique son problème.
-« Je n’ai pas le pouvoir de faire pleuvoir mais je peux t’aider quand même. En échange de trois de tes poules, je te donnerai trois graines magiques. »

Abou rentre à la maison avec les trois graines magiques.
-« Tu as très bien fait ! lui dit Mémouna, les graines nous coûtent trois de nos poules, mais la magie du marabout va nous permettre de manger à notre faim. Allez donc planter une de ces graines. »
Abou et Koumi enterrent la graine magique dans le sol du jardin et rentrent dans la case pour parler de tout ce qu’ils pourront faire avec la nouvelle plante.
Pendant que la famille se prépare à dormir une des poules qui a senti la graine gratte le sol et la picore. La poule se met à grandir jusqu’à la taille d’un éléphant.
Comme il est tard, la poule cherche un perchoir et monte sur le toit de la case. Mais une si grosse poule fendille la maison d’Abou.
-« Ce perchoir n’est pas solide, je vais en chercher un à ma taille dans la savane. »
Ainsi la poule s’éloigne dans les hautes herbes et la nuit noire.
Le lendemain matin, Abou constate que sa case a subi quelques dégâts, mais le plus grave c’est que la graine qu’il avait plantée la veille a disparu. À la place il y a un petit trou et des empreintes de pas de poules d’une taille qu’il n’avait jamais vue auparavant.
-« Mémouna, Koumi donnez-moi ma lance, je pars dans la savane essayer de retrouver cette poule géante  et la graine magique. »

Après quelques heures de marche sous un soleil très très chaud, Abou aperçoit un lion en train de se reposer contre une termitière.
-«Bonjour, lion, j’ai avec moi ma lance, mais je ne te veux aucun mal, je ne suis pas là aujourd’hui pour chasser. ».
-«Bonjour, Abou, tu peux t’approcher en paix car moi non plus je ne chasse pas, j’ai très bien mangé cette nuit. Dis-moi ce que tu viens faire sur mon territoire ? ».
-«Cette nuit, une de mes poules est partie vers la savane avec une de mes graines magiques. Aurais-tu vu ma poule ? ».
-«Cette nuit je n’ai pas vu de poule mais un gros oiseau blanc grand comme un éléphant. Si grand que j’ai appelé des amis pour partager ce repas. ».
Abou comprend que sa poule a été mangée et que la graine magique est perdue à jamais. Il repart vers sa famille le cœur triste.

Arrivé à la maison, sa femme lui demande de planter la deuxième graine du marabout. Cette fois-ci, Abou protège la graine avec de petites branches et creuse des pièges autour du jardin.
Dans la nuit, un splendide bananier sort de terre. Il y a tellement de bananes que le tronc de l’arbre a du mal à les porter.
Un éléphant qui passait par là trouva les bananes à son goût et déracina le pauvre bananier. Le voleur de bananes se dirigea vers le marigot pour se régaler de sa trouvaille.

Le matin, Abou sort de la case et constate le désastre. L’homme hurle sa colère. Mémouna lui propose d’aller dans la savane au lieu de s’énerver.

Abou écoute sa femme, prend sa lance et part sur les traces de l’éléphant. Il retrouve le gros gourmand en train de digérer au pied d’un baobab.
- «Est-ce toi, éléphant, qui a mangé mon bananier ? Je suis très contrarié car c’était ma deuxième graine magique. À la place de l’arbre il y a un trou, et moi je ne mange pas les trous. »
- « Je suis désolé pour ton bananier magique, répond l’éléphant, mais moi, les bananes, ça me rend fou ! Je ne peux pas résister ! Si tu n’es pas content, je peux très bien t’aplatir avec ma patte. »
Furieux, Abou rentre chez lui.
Il sort la troisième graine magique de sa poche et prépare toute une série de pièges pour la protéger : du feu pour éloigner les poules, des grands trous pour décourager les éléphants, des piques pointues pour les gazelles et des cordes pour les cochons sauvages.
Abou décide également de monter la garde toute la nuit.
Toute une nuit entière c’est bien long pour un seul homme ! Abou se réveille à l’aube, il a dormi plusieurs heures. Catastrophe ! À nouveau, un petit trou remplace la graine.
-«Impossible ! J’avais mis des pièges, par quelle magie ma dernière graine a-t-elle disparu ?  J’en ai assez que l’on se moque de moi, je fais le serment de transpercer de ma lance ce voleur…Qui que ce soit ! ».

Abou commence à repérer les traces du voleur de graines, elles sont petites, avec cinq doigts de pied. Les traces se dirigent vers la case familiale ! Abou a très peur, il a deviné que son fils est le coupable. Comme le chasseur a fait une promesse, il doit aller tuer son fils.
-«Koumi ! Je sais que tu as volé la dernière graine magique. Malheureusement j’ai promis de transpercer le coupable avec ma lance. Mais cela me fait beaucoup de peine que ce soit toi, mon unique fils. J’aurais préféré que ce soit le fauve le plus terrible de la savane. »

-«Papa, avant de me tuer, écoute ton fils. Depuis le début de cette histoire, je te vois planter tes graines. Je ne dis rien, mais je pense que tu ne fais pas comme il faut. J’ai bien regardé tes pièges la nuit dernière. Si un oiseau venait du ciel, il aurait pu picorer ta graine. Si une sauterelle était passée au-dessus de la corde, elle aurait emporté la graine. Si un rat avait creusé un petit tunnel, il aurait grignoté la graine. Malgré ton courage, tu as dormi cette nuit. J’ai alors pris la graine pour la planter dans une calebasse remplie de terre. La graine est en sécurité dans la case. »
Abou réfléchit et décide d’épargner son fils. Mémouna sourit, elle est fière de son petit Koumi. Assise en tailleur, toute la famille regarde pousser la plante magique.
Quelques jours plus tard, elle donne de magnifiques fruits de toutes sortes. C’est l’arbre aux mille fruits qui nourrira la famille pendant de nombreuses années.

FIN

Histoire écrite par Alexis et les enfants de St Germain Les Arpajonistoires

tirée lu livre : Nain garou et compagnie.

 

LA POMME QUI NE VOULAIT PAS TOMBER


La sorcière gentille, Saladelle, aime faire pousser des plantes dans son jardin au cœur de la forêt.
Elle adore les pommes, elle en fait de la compote, des tartes aux pommes, du boudin aux pommes, des chaussons aux pommes, du jus, des pommes d’amour et pomme année pomme santé.Elle s’occupe de son pommier avec amour, le soigne et enlève toutes les araignées qui viennent y faire leur toile ; c’est vraiment une très gentille sorcière !

Cette année, en automne alors que les feuilles des arbres commencent à tomber, les pommes sont mûres, croquantes et sucrées à la fois.Saladelle les ramasse dès qu’elles tombent de l’arbre pour les porter dans sa cave.Mais au dernier jour de la saison alors que toutes les feuilles ont quitté l’arbre, une belle et dernière pomme reste accrochée à la dernière branche.
-   « Non mais, veux-tu descendre immédiatement ! crie la sorcière. Ce ne sont pas des façons de se comporter, à ta place, je serais bien gentille et je sauterais dans les bras de maman ! »
-   « Non, non et Super Non ! Je ne veux pas finir en compote, je veux voyager et découvrir le monde. »
Alors, la sorcière repartit dans sa maison  imaginer un plan de récupération de la dernière pomme.

Pendant ce temps, une pie gourmande se posa sur la plus haute branche du pommier.
« Ho ! fait la pie, je vais me régaler, il reste une belle pomme dans cet arbre. Parole de pie, je vais la picorer et bien manger ! »

La pomme n’a aucune envie de faire connaissance avec le bec de cette pie et gigote tant qu’elle peut pour tomber de sa branche.
Crac ! Ça y est, la pomme est tombée par terre. Le sol est un peu en pente et fait rouler la pomme jusqu’en dessous d’un buisson.
-«  Enfin tranquille ! se dit-elle, J’ai échappé à la sorcière et à la pie, ouf ! »

Ouf ? Pas vraiment ! Un bon gros lapin se trouve aussi sous le buisson, il vient de voler une belle carotte et s’apprête à la grignoter !
-«  Mais c’est une jolie pomme que je vois ici ! dit le lapin, je la mangerai en dessert après ma carotte. »

Pendant ce temps, Saladelle sort de sa maison. Elle découvre que sa dernière pomme est non seulement tombée, mais elle a disparu. Elle rentre dans une colère noire. Entendant un bruit venu du buisson, elle se jette dessus et attrape le lapin par les oreilles. Elle ramasse la pomme et l’emmène avec le lapin dans la cuisine.
-«  J’ai une bonne idée, dit-elle, je vais préparer une bonne tarte aux pommes et aux oreilles de lapin. »
La sorcière se lèche les babines en pensant à cette bonne recette.
Sur la table de la cuisine, la pomme pleure à chaudes larmes.
-«  Moi qui suis encore si jeune, encore verte, pleurniche la pomme, tout ce que je veux c’est voyager et découvrir le monde. »
Saladelle est très émue par ce que dit la pomme. Elle aussi se met à pleurer.
-«  Un petit peu de vacances ne nous ferait pas de mal, tu voulais voir le monde petite pomme, et bien fais ta valise, nous partons cette après-midi. Emmenons également le lapin, il a peut-être lui aussi envie de voyager. »

Après avoir volé sur le  balai  de la sorcière toute la journée, les 3 amis arrivent à la montagne. Ils font du ski pour la première fois de leur vie.
Saladelle et la pomme skient très bien, mais le lapin tombe tout le temps.
-«  J’ai l’impression d’être dans un congélateur, se plaint-il. »
-«  Soit, dit la sorcière, partons à la mer dans un pays où il fait très chaud. »
Après un nouveau vol sans problème, les amis arrivent sur une plage à l’ombre des cocotiers. Saladelle joue dans les vagues pendant qu’un grand requin essaie d’attaquer le lapin. Heureusement que la pomme est là pour le protéger avec son harpon.
La sorcière, la pomme et le lapin, après avoir bien rougi au soleil partent à la campagne. Quel plaisir pour la sorcière de faire du   " "cheval " avec les vaches ! Le lapin, lui, a trouvé une lapine dont il est tombé très amoureux.

Au fond du pré se tient un beau pommier. La pomme grimpe tout en haut de l’arbre et s’accroche à la plus haute branche.
-«  Quel bonheur d’être là, mais vivement l’année prochaine pour de nouvelles vacances et de nouveaux voyages. »

FIN

Histoire tirée lu livre : Nain garou et compagnie.
Écrite par Alexis et les enfants de petite section de St Germain Lés Arpajon

 

POÉSIES

 

LE ROI
Mes bêtises à moi
Sont entortillées
Mes bêtises à moi
Ne sont pas conseillées
Mes bêtises à moi
Il faut les aimer
Mes bêtises à moi
J’en suis le roi

TOUTOU CUIT
Mon martien
C’est mon ami
Le plus ancien
D’Alpha Centaury
À présent Parisien
Son terrible appétit
A fait cuire mon chien
Tout le monde a ri
C’était un bon à rien !

L’APPEL DE LA FORET
Pelle mêle
La forêt s’emmêle
Les oiseaux sans ailes
Sont si irréels
Est-ce Isabelle
Que les arbres appellent
Jaloux de ses ailes

MALADE
J’ai la gorge qui pique
Hérisson colérique
Bronches catastrophiques
Poumon claustrophobique
Sud est asiatique
Je suis sceptique
Pas scientifique
Pneumopatique
Atypique

LE POETE
Expiration
Inspiration
Expiration
Inspiration
Expiration
Inspiration
Expiration
Inspiration
Poésition

LA MER A TONTON
Mon tonton Poséidon
À court de plancton
Affamé, sans thon
Ni espadon
Grognon !

LE JARDINIER QUI ETAIT
AMOUREUX D’UNE TOMATE


Vaillant telle une tondeuse à gazon,
Le jeune et séduisant Gaston
Est un véritable passionné.
C’est une vie d’être jardinier !

Aimant beaucoup les plantes,
La journée il leur chante
Les bons airs du bon air
Pour qu’elles aient bonne chaire.

Parmi les fruits et légumes,
Cucurbitacées et agrumes,
Son petit cœur bat si fort
Pour son si beau trésor.

Qu’elle est belle avec sa peau mate,
Qu’il l’aime, sa tomate,
C’est pour elle qu’il bouge
Qu’importe qu’elle soit peau-rouge.


Jusque-là tout va bien,
Mais l’été déjà vient,
La fraîcheur recule
Avance la canicule

Doucement sa tomate se plisse,
Avant que Gaston finisse
D’arroser son potager
La pauvre est décédée.

Miné par un terrible chagrin
Gaston tâte le terrain,
Fini à jamais le bonheur
Une dernière pelletée sur son cœur.

Ses larmes mouillent la terre
En gouttes éphémères
Qui malgré tout font germer
La malheureuse tomate desséchée.

Moralité :
Quand ta tomate comate
Si point la canicule ne recule
Mieux vaut l’arroser que l’enterrer !